Le cancer du côlon
Il est à l’origine de 10% de de la totalité des cancers, soit pour les personnes résidant en Suisse :
- Environ 4’500 nouveaux cas annuellement
- Environ 1’650 décès annuellement
Source : NICER et Office fédéral de la statistique (OFS) – 2022
Qu'est-ce que le cancer du côlon ?
C’est une tumeur maligne (cancéreuse) qui se développe dans la paroi du gros intestin.
Le cancer du côlon est-il fréquent ?
Il occupe le deuxième rang parmi les cancers les plus fréquents chez les femmes (après le cancer du sein) et le troisième chez les hommes (après le cancer de la prostate et du poumon).
Qui est concerné ?
Environ 5 % de la population suisse développe un cancer du côlon ou du rectum au cours de sa vie. Toute la population adulte, hommes et femmes, est concernée par ce cancer. Certaines affections du gros intestin prédisposent fortement à la survenue de ce cancer, ce sont notamment la recto-colite ulcéro-hémorragique, la maladie de Crohn ou de prédisposition génétique (polypose adénomateuse familiale ou syndrome HNPCC
Le risque individuel est ainsi influencé par les antécédents familiaux, ainsi que différents facteurs personnels tels qu’une maladie inflammatoire. Cependant le facteur de risque le plus répandu est simplement le vieillissement puisque 8 cancers du côlon sur 10 se déclarent chez des personnes de plus de 60 ans.
Comment prévenir le cancer du côlon ?
Il n’existe malheureusement aucune protection absolue contre le cancer du côlon.
Pour réduire votre risque de développer cette maladie :
- Mangez quotidiennement et en nombre suffisant des fruits et légumes
- Limitez votre consommation de viande rouge et surtout de viande transformée
- Ayez une activité physique suffisante et régulière, contrôlez votre poids le mieux possible
- Évitez le tabac et l’excès d’alcool
Comment survient-il ?
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Ce cancer se développe lentement à l’intérieur du côlon ou du rectum. Généralement, son point de départ est une petite grosseur bénigne (non cancéreuse) de la paroi de l’intestin, dénommée polype.
Certains polypes peuvent lentement évoluer jusqu’à un stade de cancer, ceci sur une période d’environ 10 ans. La personne atteinte ne ressent pas de problème durant une très longue période. Le dépistage permet de détecter les polypes et de les traiter avant qu’ils ne progressent jusqu’au stade de cancer, ainsi que les cancers débutants.
Quels sont les signes (symptômes) en cas de cancer du côlon ?
- Des troubles intestinaux inhabituels, comme la diarrhée, la constipation ou un aspect « rétréci » des selles, qui dure plus de quelques jours
- Une sensation de besoin urgent d’aller à la selle qui n’est pas soulagée par la défécation
- Des selles foncées ou du sang visible dans les selles
- Des douleurs abdominales inhabituelles
- Une fatigue durable, un amaigrissement sans cause connue ou évidente
Ces signes surviennent généralement tardivement, lorsque la maladie est déjà très évoluée.
Il est donc important de faire des tests de dépistage même si personne dans votre famille n’a présenté cette maladie.
Peut-on guérir d’un cancer du côlon ?
On observe un taux de survie relative à 5 ans supérieur à 90% pour les cancers diagnostiqués au stade le plus précoce. Le dépistage est ainsi très important pour préserver ses chances de guérir en cas de cancer du côlon ou du rectum.
Comment le dépister ?
Il est possible d’agir en faisant un dépistage : les chances de guérison sont particulièrement bonnes lorsque le cancer du côlon est décelé à un stade peu avancé.
- 1re solution : Le test de recherche de sang occulte dans les selles (détecte du sang pas visible à l’œil nu). C’est un test très simple et sans risque à faire chez soi avec un kit de dépistage spécial. Un prélèvement d’une très petite quantité de selles est à envoyer par la poste dans un laboratoire spécialisé. Ce test est à répéter tous les 2 ans si le résultat est négatif. Un résultat positif ne signifie pas forcément la présence d’un cancer, mais il faut dans ce cas absolument réaliser une coloscopie* de contrôle du gros intestin.
- 2e solution : La coloscopie de dépistage, c’est un examen réalisé par un médecin spécialiste en gastroentérologie : un tube muni d’une caméra est introduit dans le gros intestin par l’anus. L’examen est effectué sous traitement sédatif, il dure de 30 à 45 minutes avec des résultats immédiats. Cet examen est répéter tous les 10 ans si le résultat est négatif.
*Une coloscopie de contrôle est faite de la même manière qu’une coloscopie de dépistage. Elle permet de détecter la cause d’un saignement de l’intestin : simple inflammation, ou présence éventuelle de polypes ou d’un cancer.
Dépistage du cancer du côlon dans le canton de Vaud
Il s’adresse à toutes les personnes résidant dans le canton de Vaud, âgées de 50 à 69 ans. La population concernée est invitée graduellement sur plusieurs années, mais une participation au programme de dépistage est possible sur demande spontanée sans attendre la lettre d’invitation.
Pour information complémentaire :
- Consultez le site du programme de dépistage : www.pvdc.ch
- Ou contactez le programme de dépistage au 0848 990 990 (tarif local).
Deux tests sont proposés dans le cadre du programme vaudois de dépistage du cancer du côlon :
- Un test immunochimique de recherche de sang dans les selles, éventuellement complété par une coloscopie totale en cas de résultat positif
Ou
- La coloscopie totale de dépistage